Recherche



L'article appartient à cette rubrique :
VOYAGES / ILE DE LA RÉUNION / LA DÉCOUVERTE DE L’ILE DE LA RÉUNION

SAINT-PAUL

Saint-Paul est une ville très étendue. Elle englobe une partie du cirque de Mafate. C’est une zone résidentielle et commerçante. La visite de Saint-Paul est agréable surtout les jours de marché, les vendredi et samedi.

MARCHE DE SAINT-PAUL


Le marché de Saint-Paul se tient sur le front de mer.

LE CIMETIERE MARIN


Le cimetière marin de SAINT-PAUL est également une curiosité à visiter. Ce cimetière abrite les monuments funéraires d’écrivains, de fripouilles et de membres respectables de la haute bourgeoisie réunionnaise. Parmi les tombes : Celle du poète Leconte de Lisle, et celle d’ Eugène Dayot. Celle du pirate Olivier Le Vasseur, surnommé la Buse

La tombe de La Buse
Toute l'histoire dans le site de LIBERTALIA.

Décembre 1894 : le naufrage du Keranna

« Nous sommes le 8 décembre 1894, en rade de Saint-Denis. Décembre, c’est la saison chaude, le début des grandes tempêtes. La réunion est dotée depuis une dizaine d’années d’un nouveau port, creusé dans la pointe des Galets, mais voilà : le port n’est pas très efficace, son entrée est souvent bouchée, il n’est pas facile d’accès pour des navires à voile et il se trouve que les marines de Saint-Denis, les pontons qui depuis toujours assuraient le trafic maritime, les marines de Saint-Denis cassent les prix et continuent à attirer des bateaux de passage.

Dès qu’un cyclone agite la mer, loin, très loin dans le nord-est, une longue et puissante houle déferle entre le cap Bernard et la pointe des Jardins, une houle qui tend à jeter les navires à la côte, si leurs ancres ne sont pas assez solides. Le Keranna, un solide trois-mâts venu de Nantes, appareille avec quelques autres, ce 8 décembre 1894, il appareille même si vite qu’il ne prend pas le temps de remonter son ancre et qu’il l’abandonne au fond de l’eau, avec sa lourde chaîne de fer. Il n’a pas beaucoup de monde pour assurer les manœuvres ; le Keranna ne compte que 14 hommes d’équipage, capitaine inclus.

Toute cette longue nuit du 8 au 9 décembre 1894, le Keranna, trois-mâts français armé à Nantes tire des bords au large de La Réunion, dans une mer furieuse.

Il est 4 heures du matin, ce 9 décembre 1894. Trop tard : le navire était trop proche de la côte, les rouleaux l’ont soulevé et brutalement poussé sur le récif de corail, qu’il aborde par le travers. Tout de suite, c’est la catastrophe. Le Keranna s’est jeté en effet sur un des pires endroits de la côte ouest, où même par temps relativement doux la mer n’est jamais vraiment calme : la pointe des Aigrettes, au nord de Saint-Gilles. Vu de la côte, c’est un endroit charmant où les vagues jouent sans cesse. Vu sous l’eau, c’est un chaos de blocs de corail aux dents acérées. Et c’est sur ces dents de pierre que le Keranna est venu empaler sa coque...

Il n’y aura que six survivants sur 14 hommes et sur les 8 morts, la mer ne rendra que cinq corps.
 »

Source : Site RFO.

VERS LES HAUTS DE SAINT-PAUL



Répondre à cet article
Vous êtes sur un site internet créé avec le système de publication SPIP.
No sponsor.