Mardi 29 mars
Aujourd’hui nous allons au Piton de la Fournaise. Nous nous levons à 5h30, pour avoir une chance de voir les cratères. Après le déjeuner nous partons. La route est très longue et grimpe énormément. Nous croisons sur le bord des routes des cases plus traditionnelles qui n’ont rien à voir avec les résidences des zoreilles. Le paysage est toujours aussi beau (bananiers, bougainvilliers, arbres du voyageurs...La route continue de grimper, le paysage change. La végétation se fait de plus en plus rare et le sol est de plus en plus volcanique. Nous arrivons sur le parking de Bellecombe (2300 m d’altitude).

- Pas de Bellecombe
La Réunion est une île tropicale montagneuse et volanique. L’île est le résultat de milliers de km3 de magma de 2 volcans, le piton des Neiges, endormi depuis 12000 ans et le piton de la Fournaise, l’un des plus actifs du monde. Il est apparu sur le flanc sud est du Piton des Neiges qu’aucun humain n’a connu actif.
Nous prenons avec Renée le chemin de droite qui descend en escalier vers l’enclos Fouqué. Nous arrivons sur la plaine des sables. La végétation est pratiquement inexistante. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une grande étendue de sable volcanique rouge. Le premier cratère apparaît. Il s’agit du « Formica Léo ». c’ est un cratère de type strombolien dont le nom vient de « fourmie-Lion car la forme du cratère ressemble à la fourmilière de ces fourmis là.

- Formica Leo
- Né lors d’une éruption en 1753 il doit son nom à la fourmi lion qui construit des monticules ayant la même apparence

Nous poursuivons notre route. Nous arrivons à un panneau qui nous indique 2 directions. Nous choisissons celle qui nous parait la plus rapide, mais naturellement la plus pentue. Nous grimpons dans les « grattons » cailloux volcaniques très légers et très acérés. Nous rencontrons d’autres marcheurs. Nous nous encourageons mutuellement. Il fait très chaud. Nous avons tout de même amené des Kway et des pulls chauds car le temps change vite et à plus de 2000 m il ne fait pas si chaud.

Nous avons beaucoup de chance malgré les quelques passages de brumes au dessous de nous, le paysage est dégagé. Le paysage est de plus en plus lunaire.

Couleurs indéfinissables. Du noir, qui tourne vers le bleu, mauve, vert, en fonction de la lumière. Quelques fois le paysage est rouge. Nous sommes sur Mars.
Enfin le sommet apparaît. Plus que quelques mètres et le cratère Bory apparaît. Après une marche d’approche assez longue, nous arrivons au second cratère, le plus grand : le cratère Dolomieu. Impressionnant. Il est très profond. Au loin nous pouvons apercevoir des fumerolles.

- Cratère Dolomieu
Il ne faut pas s’approcher du bord. Des anecdotes circulent. Un touriste serait tombé au fond du cratère récemment !!! Dans le doute, il faut quand même faire attention. Pour le retour nous décidons d’emprunter l’autre chemin. Le paysage est un peu différent et la descente moins pentue.
L’éruption de février 2005 a atteint la mer et la route a du être refaite. Les grattons (pierres de laves) sont encore très chauds. La chaleur rayonne. L’asphalte est très chaude. Des fumerolles sont encore visibles.

- Coulée 2005
Nous repartons vers notre dame des Laves, rebaptisée ainsi et considérée comme miraculée, suite à l’éruption de 1977. Cette église a été miraculeusement épargnée par les coulées de lave alors que la gendarmerie proche a été complètement détruite par les coulées.

- la coulée issue d’une éruption hors enclos coula à vive allure et engloutit une douzaine de maisons. Deux jours plus tard une autre coulée dévala à 80 km/heure vers Piton Ste Rose, traversa le village et s’arrêta net devant l’église.

- autres vues
