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LA CITE PHOCEENNE

LA CITÉ PHOCÉENNE (Hier)

Fondée en 600 avant JC par des marins grecs venus de Phocée, Marseille est la plus ancienne grande ville française.

Le vieux-Port de Marseille

La ville s’est développée autour de la calanque du Lacydon, aujourd’hui le Vieux Port.

Lacydon

« Le site enchanta, il y a 2600 ans, Protis et ses compagnons. Des pentes feuillues descendaient de toutes parts vers le silence et la fraîcheur du bassin à la surface immobile. Des verdures marécageuses s’épaississaient vers l’est et, au-delà sur la croupe d’une colline. Les huttes d’un village ligure mettaient des taches brunes.
Les phocéens débarquèrent et s’installèrent. L’histoire humaine déroula ses scènes changeantes sur les bords de la calanque.
 »

(d’après Marseille d’hier et d’aujourd’hui)

La légende : Protis et Gyptis

« Reportons nous donc à l’époque lointaine où le sort des armes obligea les Grecs de la Phocide à se réfugier en Asie Mineure, et à y fonder une ville appelée PHOCÉE, en l’honneur du pays d’origine.
Cependant, ils ne tardèrent pas à trouver insuffisant le territoire qu’ils avaient peuplé et résolurent de donner des colonies à leur capitale.

Excellents navigateurs, les Phocéens avaient déjà remarqué les rivages de la Gaule Narbonnaise et ils se souvenaient des bords d’une anse profonde, située dans les limites du royaume des Segoregiens ou Segobriges. Une expédition est organisée. Ses chefs solliciteront de Nant ou Nannus, roi de Segoregium, la faveur de bâtir une ville sur le bord de la mer, à l’extrémité de son royaume.

Nannus était alors tout aux préocupations du futur mariage de sa fille Gyptis ; mais, fidèle observateur de la coutume qui laissait aux jeunes gauloises, ses sujettes, le droit de désigner elles mêmes leur époux, il s’est contenté de réunir ceux des guerriers de sa nation dont le rang peut s’accorder avec son alliance et il attend le choix de Gyptis.
Ce choix, la princesse l’indiquera en offrant, à l’un des prétendants convoqués par Nannus, une coupe pleine d’eau limpide.

Les chefs phocéens venaient d’arriver ; admis dans le palais royal, ils assistent avec curiosité à une cérémonie si nouvelle pour eux et s’aperçoivent à peine qu’ils fixent tous les regards.
Gyptis est émue. invinciblement, elle se sent attirée vers le plus jeune des deux chefs. Quel est cet étranger si différent des guerriers gaulois par les traits du visage, l’élégance du costume, la grâce des manières ?

La fondation de Marseille

Rougissante, agitée, elle hésite un moment, mais reprend bientôt son calme, marche vers l’étranger, et d’un geste fier et doux, lui offre la coupe symbolique.
Ému à son tour, le jeune Phocéen accepte. les guerriers gaulois murmurent violemment, mais Nannus rappelle le droit dont sa fille vient de faire usage, et il accueille avec bonté, sans arrière-pensée, le gendre qui lui est donné.

Comme présent de noces, le roi accorde la permission de bâtir une ville sur l’emplacement choisi par les Grecs, qui donnèrent le nom de Massalia (Mas Salia : demeure salienne, ce nom de Mas, s’emploie toujours en Provence) à leur nouvelle demeure. »


d’après Marseille, son histoire et son port, réédité par Les éditions du Bastion en 1995

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